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2009
Visite d'Obama — le carbone, le climat et la plus importante contribution potentielle du Canada — protection de la forêt boréale
Il est évident que les thèmes du carbone et du climat marqueront la visite du président Obama en sol canadien jeudi. Jusqu’à maintenant, les médias ont concentré le débat sur le carbone sur les sables bitumineux du Canada et les ententes potentielles en matière de plafonnement et d’échanges en Amérique du Nord.
Toutefois, la contribution internationale la plus unique et importante du Canada sur les fronts du carbone et du climat, poussée par les plus éminents climatologues de la planète, n’est toujours pas dûment reconnue.
Le premier ministre Harper et les provinces de l’Ontario et du Québec méritent des félicitations pour leur engagement à conserver de vastes réservoirs de carbone et à préserver la biodiversité en protégeant de grandes étendues de la forêt boréale du Canada. Il faut encourager les gouvernements du Canada à continuer de donner suite aux recommandations formulées par les plus éminents scientifiques du climat de la planète, soit la protection d’au moins la moitié de la forêt boréale du Canada.
En réponse à une question sur les sables bitumineux dans le cadre d’une entrevue accordée à la CBC hier, le président Obama a fait référence à la séquestration de carbone et à d’autres solutions technologiques, dont les preuves sont loin d’être faites.
Les climatologues recommandent plutôt une meilleure conservation de la forêt boréale, soit l’approche la plus conservatrice au contrôle des changements climatiques et une option efficace qui est immédiatement à notre portée. Le climatologue réputé, James E. Hansen, qui dirige le Goddard Institute for Space Studies de la NASA, a fait valoir ce point dans un commentaire émis aujourd’hui. (La visite du président Obama au Canada définit notre moment critique sur le plan du carbone - version française disponible.)
Renseignements :
Suzanne Fraser
Directrice des communications
Initiative boréale canadienne
613-232-2530
sfraser@borealcanada.ca
Renseignements généraux :
La forêt boréale du Canada joue un rôle unique dans l’équation mondiale du carbone. S’étendant de bout en bout du Nord canadien, cette forêt stocke plus de carbone par acre que tout autre écosystème de la Terre et représente le plus grand réservoir terrestre de carbone de la planète.
La forêt boréale stocke le carbone dans ses arbres, ses lacs et ses sols. Les perturbations industrielles qui la secouent exacerbent les changements climatiques en libérant des quantités additionnelles de carbone chaque fois que la forêt ou ses sols sont perturbés. Plus nous perturberons notre forêt boréale en y intensifiant l’activité industrielle, plus la quantité de carbone libérée sera importante.
Plus de 1500 chercheurs internationaux dirigés par les auteurs lauréats du prix Nobel de la paix pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ont recommandé la protection d’au moins la moitié de la forêt boréale du Canada.
Des scientifiques partout dans le monde reconnaissent que la forêt boréale du Canada représente une des dernières grandes forêts anciennes vierges sur la planète. La taille et la valeur écologique de la forêt boréale rivalisent celles de la forêt tropicale humide de l’Amazone, et la forêt boréale assure des écoservices importants pour la planète entière et irremplaçables. Elle possède d’énormes capacités de séquestration et de stockage de carbone, de vastes réserves d’eau douce, les plus grandes terres humides de la planète et des habitats pour de très grandes populations fauniques en santé – dont de sauvagine migratrice, d’oiseaux chanteurs et de caribous – importantes pour la planète entière.
Beaucoup de progrès a été réalisé récemment dans certaines parties du Canada pour mieux protéger des dizaines de millions d’acres de la région boréale contre les perturbations industrielles. Il s’agit de certains des plus importants engagements en matière de conservation de l’histoire de la planète.
Le premier ministre Harper a joué un rôle de premier plan dans la protection de dizaines de millions d’acres de la forêt boréale dans les Territoires du Nord-Ouest. En plus de contribuer à la protection du climat, cette mesure crée quelques-uns de plus vastes nouveaux parcs nationaux au monde.
Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, a récemment promis d’assurer une protection permanente de 55 millions d’acres de la forêt boréale.
Cet engagement a été motivé principalement par la possibilité de protéger les énormes stocks de carbone emmagasinés dans la forêt. Récemment, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a fixé un objectif similaire pour sa province.
Il reste encore beaucoup de chemin à faire pour réaliser la recommandation de protéger au moins la moitié de la forêt boréale du Canada. À l’heure actuelle, à peine quelque 12 % de cette forêt fait l’objet d’une protection permanente. Aussi, le Canada fait face à des défis de taille sur le plan du contrôle de ses émissions de gaz à effet de serre et d’une contribution positive à de véritables solutions internationales de réduction des émissions.
Cependant, de récents engagements de protéger les vastes réserves de carbone de la forêt boréale représentent une importante contribution à la lutte contre les changements climatiques. Le Canada doit être encouragé à aller de l’avant et à protéger sa forêt boréale, comme le recommande la communauté scientifique internationale.