Centre des médiasMémoire présenté au ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs dans le cadre de la consultation sur le Parc national des Monts-Pyramides par l’Initiative boréale canadienne2011L’Initiative boréale canadienne et l’importance de la région boréale et… arctique.Le 25 novembre 2011 - L’Initiative boréale canadienne (IBC) se guide sur la Vision de conservation de la forêt boréale dont l’objectif est soutenu par des chefs de file industriels dans le secteur des ressources naturelles, par les Premières nations et des organisations de conservation. L’objectif collectif est de trouver un équilibre entre conservation et développement durable de la région boréale qui respecte les droits et intérêts des autochtones et communautés locales. Au coeur de ce cadre, la priorité est de travailler de concert avec les gouvernements et toutes les parties intéressées afin de protéger au moins la moitié de la région boréale et de mettre en place des pratiques mondialement reconnues en matière de gérance durable du paysage restant. À cet effet, nous sommes très heureux de voir que le gouvernement du Québec s’est engagé à atteindre cet objectif grâce à son Plan Nord notamment en complétant son réseau d’aires protégées. La région boréale est un moteur économique pour les communautés du Nord du Québec. La plupart de ces communautés tiennent aussi à un équilibre entre le développement et la protection du territoire. Nous croyons fermement que l’établissement de parcs nationaux, conjointement avec les populations locales, ici les Inuit et les Naskapis, est à la fois la clé de la prospérité économique, du maintien de la vitalité culturelle et de l’intégrité écologique de la région boréale. En effet, la Vision a pour objectif, notamment :
Nous croyons donc que le projet de parc national des Monts-Pyramides répond directement à la problématique de développement durable et de conservation du patrimoine naturel et culturel des milieux boréaux visée par notre organisme. En préservant les droits des Inuits et Premières Nations et en offrant des possibilités d’emplois durables pour les communautés locales, ce projet est un exemple concret de mise en valeur, viable et durable, du patrimoine naturel et culturel du territoire. Élaboré conjointement avec les gouvernements (Québec, Inuit, Naskapis), organismes et individus concernés dans le but de protéger un territoire représentatif d’une région naturelle unique, le projet est aussi un exemple concret de gestion participative qui se poursuivra par l’établissement d’un comité d’harmonisation. Ceci permettra aux communautés locales de demeurer impliquées dans le développement et la gestion du parc. L'IBC a pour mission de travailler avec les organismes voués à la conservation (incluant les Premières nations, Inuit, les sociétés exploitantes de ressources et les industries, ainsi que les gouvernements et les scientifiques) dans le but d’établir un réseau de grandes aires protégées interconnectées et zones de conservation. À cet effet, l’IBC souhaite souligner son support à l’inclusion des secteurs de la rivière Ford, des lacs Tasirlaq et Qamanialuk, d’une partie du bassin versant le la rivière George et des chutes Helen au territoire mis en réserve initialement. Cet ajout permet non seulement de favoriser l’intégrité des écosystèmes sur un vaste territoire, mais également de créer un corridor d’aires protégées quasi ininterrompu incluant le parc national de Kuururjuaq, le parc national des Monts-Torngat et la réserve de territoire pour fin d’aire protégée de la Rivière George. Les régions nordiques du Canada renferment d’importantes populations fauniques, floristiques, de même qu'une grande partie des réserves d'eau douce de la planète. Les aires protégées représentent un refuge pour des espèces disparues d'autres parties de leur aire de répartition et que les changements climatiques poussent vers le nord. La protection et le maintien de ces précieuses ressources représentent une des dernières grandes occasions de conservation au monde. Les régions nordiques sont également le milieu de vie des Inuit et Premières Nations et la création d’un parc national représente un élément de développement économique, culturel et social structurant, viable et pérenne qui de surcroit permet le maintien et la mise en valeur de leurs cultures millénaires. À l’heure où le développement industriel met en péril la biodiversité mondiale, l’IBC se réjouit de l’initiative du Gouvernement du Québec et de l’Administration régionale Kativik de mettre de l’avant un nouveau projet de parc national pour la sauvegarde de notre patrimoine naturel et culturel pour le bénéfice des générations actuelles et futures. Pour information : Suzann Méthot, directrice régionale – Québec – Initiative boréale canadienne smethot <at> borealcanada ca |





