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La règion borèale s'ètend à toutes les provinces à l'exception de l'Île-du-Prince-èdouard, de la Nouvelle-ècosse et du Nouveau-Brunswick.

Centre des médias

Communiqué de presse

2010

Note :
Le mercredi 27 octobre, de 13 h30 à 14 h 30 (heure normale du Centre) : des plages horaires sont prévues pour des entrevue en vis-à-vis et pour des entrevues téléphoniques avec les principaux participants pour discuter du déroulement de l’atelier. Inscrivez vous au bureau de l’enregistrement de l’Atelier sur le caribou de l’Amérique du Nord. D’autres périodes d’entrevues sont aussi disponibles sur demande.

Contactez : Lisa McCrummen
206-321-9461 (cellulaire)
lisa@interboreal.org

 

Les caribous à la croisée des chemins en Amérique du Nord : des détenteurs de connaissances autochtones traditionnelles et des chercheurs occidentaux unissent leurs forces pour s’attaquer au problème du déclin des populations de caribous en Amérique du Nord

Winnipeg, MB, 26 octobre 2010 – Aujourd’hui, d’importants leaders autochtones et détenteurs de connaissances traditionnelles rencontrent d’éminents scientifiques en conservation occidentaux pour discuter de solutions conjointes au problème du déclin marqué des populations de caribous. Les participants à l’Atelier sur le caribou de l’Amérique du Nord qui se déroule à Winniped proviennent de partout en Amérique du Nord, en plus d’accueillir quelques représentants de la Norvège, de l’Allemagne et du Groenland.

Les participants à l’Atelier sur le caribou de l’Amérique du Nord, qui se tient à Winnipeg, proviennent de partout en Amérique du Nord et des représentants de la Norvège et du Groenland seront également présents.

Selon un rapport publié plus tôt ce mois-ci dans Environment 360 de l’Université Yale, des scientifiques occidentaux reconnaissent l’imminent danger qui guette les populations de caribous dans le monde. De plus, le rapport confirme ce que des leaders autochtones tentent depuis longtemps de faire comprendre aux chercheurs occidentaux : le déclin des populations de caribous résulte de la rareté de leurs sources de nourriture préférées, laquelle rareté s’explique par les changements climatiques et la perte d’habitat attribuable à l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières entre autres.

Jadis, l’aire de répartition des caribous couvrait la majeure partie de l’hémisphère nord. Des hardes de caribous qui erraient dans les États du Maine, de Washington et d’autres États du Nord ont pratiquement disparu tandis que la moitié des dernières populations de caribous de la planète occupent maintenant des aires de répartition en régression dans le Grand Nord canadien et déclinent rapidement. Cette année, le gouvernement de Terre-Neuve a reporté le début de la saison de la chasse de la harde de caribous de la rivière George, l’une des plus abondantes de la planète, en raison de craintes d’un déclin marqué de cette harde.

La semaine dernière, le rapport le plus exhaustif sur la biodiversité canadienne, intitulé Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, est aussi arrivé à la conclusion que la population de la plupart des hardes de caribous du Nord canadien, dont les caribous des bois qui habitent la forêt boréale, a chuté, « dont certaines abruptement ». Le rapport fait aussi mention du besoin d’agir pour « maintenir des écosystèmes fonctionnels ».

Valerie Courtois, conseillère principale en affaires autochtones pour l’Initiative boréale canadienne, affirme ceci : « Manifestement, nous devons penser au-delà de l’immédiat et du simple maintien des populations. De toute évidence, l’état des caribous est critique et il est urgent de trouver des solutions durables si nous voulons stopper l’actuelle tendance. Jusqu’à maintenant, les efforts de conservation se sont limités à examiner l’habitat critique d’espèces en péril. Si nous tardons à aborder les plus grands enjeux, dont la nécessité de travailler ensemble afin de mieux comprendre et mobiliser les Premières nations, pour ensuite dialoguer avec elles, nous ne réussirons pas à stopper la spirale négative du déclin des hardes de caribous. »

Les scientifiques reconnaissent que la protection de larges étendues interconnectées des habitats boréaux et arctiques est la clé pour réduire la décroissance continue des populations de caribous. Madame Courtois suggère que le développement d’une approche unifiée capable de renverser la situation actuelle et les autres tendances environnementales problématiques ne sera possible seulement si les communautés autochtones, les scientifiques occidentaux et les décisionnaires collaborent.

Stephen Kakfwi, ancien président de la Nation dénée et ancien premier ministre des Territoires du Nord-Ouest, soutient que les détenteurs des connaissances autochtones traditionnelles ont un rôle crucial à jouer dans l’élaboration et la direction de mesures de conservation des caribous. « Les peuples autochtones disposent de vastes connaissances relatives à l’aménagement des terres habitées par le caribou, dit-il. Perdre le caribou n’est ni un exercice intellectuel ni une option pour nous. Si les caribous sont décimés, nos peuples seront décimés. »

M. Kakfwi laisse aussi entendre qu’une véritable collaboration est nécessaire pour en arriver à de véritables solutions. Particulièrement dans le cas de plusieurs Premières nations, le déclin des populations de caribous met en péril non seulement une source de nourriture cruciale, mais aussi des modes de vie tout entiers. M. Kakfwi cite en exemple de nouveaux modèles de gestion coopérative qui respectent les compétences des gouvernements populaires et autochtones pour accoucher d’accords sur les niveaux de récolte et d’autres mesures de gestion.

Dre Micheline Manseau est une organisatrice de congrès et scientifique occidentale qui étudie comment l’application des connaissances traditionnelles peut faciliter l’adaptation des caribous aux changements écologiques. « Les connaissances et les systèmes d’aménagement des terres des Autochtones produisent des résultats depuis des milliers d’années, explique-t-elle. Nous devons écouter, apprendre et comprendre comment ces connaissances peuvent aider les scientifiques et les décideurs à développer de meilleures solutions de conservation tout en naviguant entre les divers enjeux, depuis le changement climatique rapide jusqu’au développement industriel. »

Durant le congrès, des détenteurs de connaissances autochtones traditionnelles partageront des connaissances scientifiques traditionnelles, dont des cartes et des récits traditionnels, avec des scientifiques occidentaux et d’autres participants au congrès. Les participants discuteront de la définition de « protection » et de l’importance des droits des Autochtones pour l’avenir de leurs territoires – en lien avec le caribou.

Personne-ressource pour les médias : Lisa McCrummen, 206-321-9461 (cellulaire), lisa@interboreal.org
Disponibles pour des entrevues :

  • Stephen Kakfwi, ancien président de la Nation dénée et ancien premier ministre des Territoires du Nord-Ouest. Il a contribué à la mise en place de la stratégie relative aux zones protégées des Territoires du Nord-Ouest, l’une des plus importantes initiatives de conservation sur la planète. 1 867 765-8353 ou contact@stephenkakfwi.ca.
  • Valerie Courtois, conseillère principale en affaires autochtones pour l’IBC. Valerie est conseillère principale de l’IBC et joue un rôle de premier plan au niveau des droits des Autochtones et de la protection de grands territoires dans la forêt boréale du Canada. L’IBC est un organisme sans but lucratif qui travaille à réunir des scientifiques, des Premières nations, des industries et des gouvernements pour protéger la forêt boréale du Canada en tenant compte des connaissances traditionnelles et des droits des Autochtones. L’IBC est un commanditaire de l’atelier sur le caribou de l’Amérique du Nord. 709-899-0578 ou vcourtois@borealcanada.ca.
  • Dre Micheline Manseau, Parcs Canada et Institut des ressources naturelles de l’Université du Manitoba, membre de l’International Boreal Conservation Science Panel. Dre Manseau est une experte de renom en matière de caribous et de Premières nations. 204-997-0177.
  • Dr James Schaefer, professeur et directeur, programme d’études supérieures en environnement et en sciences de la vie de l’Université Trent, membre de l’International Boreal Conservation Science Panel. Dr Schaefer est un expert en matière de caribous et de biologie de conservation. 705-748-1011, poste 7360.
  • Larry Innes, directeur général de l’IBC. Larry dirige des efforts de conservation en collaboration avec des Premières nations, des groupes écologistes et des partenaires de l’industrie dans l’ensemble de la région boréale du Canada. L’IBC et ses partenaires ont fait désigner des dizaines de millions d’acres de terres à des fins de conservation, principalement en appuyant des initiatives de conservation et d’aménagement des terres dirigées par des Premières nations. Larry compte plus de dix ans d’expérience dans ce domaine, ayant conseillé et représenté les Innu du Labrador et plusieurs autres Premières nations dans le cadre d’importants projets de développement minier, forestier ou hydroélectrique. 416-575-6776.

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Pour plus de renseignements :
Suzanne Fraser, 613-552-7277, sfraser <at> borealcanada.ca